MISSION BERLIN – BILAN DE PRÉPA

 

Une préparation courte

 

 

Un plan sur 10 semaines pour préparer sa médaille d’or aux JO d’Athènes… Mais tout le monde ne s’appelle pas Stefano BALDINI ! 10 semaines c'est super court. Avec le recul, 10 semaines de "prépas" pour un marathon n'est envisageable qu'après plusieurs années d'expérience ou pour des profils types marathon. S'il fallait résumer cette prépa en deux mots : "Court mais intense"... Cela nécessite une adaptation ultra rapide aux contenus et aux volumes des séances et aux modifications de la structure du plan. Il faut se rendre à l'évidence, ce type de prépa ne nous aurait pas été possible il y a quelques années en arrière. Si tes quadris n'oublient jamais la première sortie longue de ta première prépa marathon, C'est pourtant toujours aussi merveilleux de redécouvrir avec le temps comment notre corps a bonne mémoire. Et comment il récupère de plus en plus vite des courbatures et la façon dont la cicatrisation de la fibre lésée prend de moins en moins de temps.

 

Les conditions exceptionnelles

 

 

On la découvre mais pas simple une "prépa Berlin". Il faut faire preuve d’adaptation avec les congés d’été. Déplacements, décalages horaires, nouveaux lieux d’entraînement, chaleur, altitude, alimentation, invitations, sorties, etc : les obstacles à notre préparation ne manquent pas en cette période. Mais rien n’est impossible, à condition d’anticiper un peu...
Si la situation est plus simple à gérer pour des vacances en compagnie de sportifs, au cas échéant il faut apprendre à mettre son égoïsme de côté et à composer avec son entourage (Sorties familiales, visites, plages, invitations tardives, la binouze en terrasse, la saucisse sur le barbec',...).
Mais la Bonne Nouvelle ? En fait il y en a plusieurs :
 on peut initier ou faire participer les autres. Séance de fit' collective et ludique sur la plage ou encore se faire accompagner à vélo pour les sorties longues
 en vacances, on dispose souvent d’une amplitude horaire supplémentaire par rapport à d’habitude, et donc de plus de temps pour s’entraîner. Inutile de rajouter des séances d'ailleurs, mais par contre l'occas de découvrir des sports ou activités dont on a moins l'habitude : marche, marche Nordique, marche en altitude, longues côtes, natation et nage en pleine mer, bains, bains d’eau chaude ou d'eau de source, sauna, hammam, paddle, surf, planche à voile, cata-marrant, qui s’inscrivent finalement tout aussi parfaitement dans la prépa.
 Concernant l'alimentation l’été est souvent le moment idéal pour préparer des repas très simples et légers qui sont totalement adaptés à la diététique d'un sportif.
Et puis à vrai dire, rien n’est interdit, à condition de faire de la "modération" son maître-mot !
 Et enfin, c'est aussi l'occasion de faire des siestes et de mieux récupérer de la grosse séance du matin.

 

Les points de différenciation des deux "prépas"

 

 

Si le marathon est une aventure, sa préparation n’en est pas moins une entreprise hasardeuse et qui demande à être adaptée et/ou réadaptée de façon individuelle et contextuelle…
C'était pourtant inespéré mais malgré ses blessures et bon nombres de doutes et d’hésitations en début de prépa puis à nouveau en fin de prépa, Jeff a eu la chance de profiter d'une prépa suffisamment volumineuse et dans l’ensemble assez structurée. Et même s’il n’a pas pu participer au traditionnel semi-marathon de m-1, on se rapproche finalement quand-même pas mal de la prépa idéale. Alors, que Marc a du s'adapter et revoir ses programmes essentiellement de milieu de prépa à cause d'un pied récalcitrant. Son compteur vélo affiche d’ailleurs un kilométrage assez exceptionnel pour quelqu’un qui aspire à courir le marathon à plus de 17km/h.
Néanmoins, rétabli in extremis, Marc, s’est rassuré au semi de Lille. Et même si rapproché de l'objectif (s-3) et placé sur la fatigue d'une semaine de "charge", 1h11’ dans ces conditions laissent présager de belles perspectives.
Dans Astérix & Obélix, il y a celui qui prend son temps et réfléchit et l’autre qui fonce sans réfléchir. Avec chacun ses forces et ses faiblesses : Marc c’est un peu le antihéros qui a défaut d’un torse gonflé à l’hélium utilise sa ruse et son expérience. Jeff est déjà plus proche des personnages tout en muscle. Et avec lui c’est plus souvent l’heure d’aller à la bagarre que d’attendre meilleur moment. Et ainsi, lorsqu’il s’agit d’assimiler le travail, Marc est des deux celui qui sait probablement le mieux récupérer et tirer profit des plages de repos. De la même façon, Jeff a la qualité d’affronter toutes contraintes et obstacles avec résistance et opiniâtreté mais, à défaut, a la tendance de s’enfermer dans la structure très méthodique de son plan. Là où Marc, d’image plutôt nonchalante au premier abord, aménagera de façon circonstancielle sans hésiter à supprimer une séance ou un footing en cas de fatigue ou de déclenchement d’alarme.
Et enfin, si ces deux gaulois semblent inséparables, l'entourage sportif de Marc lui permet de ne jamais trop s'entraîner seul, alors que Jeff fait le plus souvent route en solitaire.

 

Projections & Échange de perception


Marc, avec la casquette du coach, parle nous de Jeff

 

Je ne sais pas si cela se dit mais dans cette prépa, à sa demande, je l'ai laissé en "autogestion supervisé". Jeff n'est pas toujours simple à canaliser. Il faut toujours qu'il en rajoute et son "8x1000" se transforme souvent derrière mon dos en "10x1000" ou 5 secondes plus vite que ce que je lui avais demandé. Pourtant, je lui fais confiance. Il comprend vraiment bien l'athlé et la structure d'un bon plan d'entraînement. Il serait d’ailleurs meilleur entraîneur qu’à entraîner (Rire). Et cette fois, il s'est donc autoprogammé avec, je l'admets, une sagesse inhabituelle. Notamment quand il s’agissait par précaution physique de supprimer certaines programmations. J'ai parallèlement suivi avec attention sa prépa et à vrai dire je ne lui aurais pas conseillé beaucoup mieux. Si ce n’est de réduire encore un peu son kilométrage parfois titanesque et comme tout le temps d’accorder plus de place aux plages de repos.

Malgré toutes ses incertitudes justifiées et non justifiées, sans rien rajouter ni enlever, d’ici quelques jours, vous verrez que tous ses feux seront au vert ! Et s'il gère donc bien sa course, et qu'il reste au contact de son mentor JC Savignoni, pour leur "retour commun au marathon", ils seront d'ailleurs tous les deux en 2h39' !

 

Jeff parle nous de Marc


Où est-ce qu'on parie ? Je mets une pièce sur un chrono qui surprendrait tout ceux qui ont suivi sa prépa inadéquat... :-)
Avant d'être mon entraîneur, Marc est avant tout mon plus vieil ami. Je le connais donc très bien mais si je me positionne comme un de ses athlètes, ce coach est tout ce qu'il y a de plus exemplaire. Mieux, sous ses airs un peu godiches se dissimule une vive intelligence. Et je sais qu'il sait à la seconde près le chrono qu'il va faire. Néanmoins sa prépa est complètement décousue et son dernier marathon date déjà d'il y a plus de deux ans et après les galères physiques par les quelles il est passé : ses opérations, ses mois de réduc, ses deux séjours à Cap Breton, ses semaines en béquilles, je suis certain qu'il trouvera de toute façon satisfaction quelque soit son chrono. Mais comme je suis joueur et plutôt assez certain de son potentiel, même "sans entraînement", je donne aux bookmakers un 2h29' !!!

 

"L'habit ne fait pas le moine" (mais s'il ouvrait parfois les portes du monastère...)

 

 

 

Maintenant que le travail est fait et qu'aucun autre entraînement supplémentaire ou different n'améliorera notre futur chrono, il faut définitivement se décider sur le soulier à chausser...
Nous avons tout les deux la chance d'être en contrat avec probablement l'équipementier qui offre les meilleurs produits techniques de notre sport. Et pourtant même chez ASICS : Choisir son matériel n'est pas chose aisée. On ne s'y improvise pas. Aucune place à l'incertitude, le choix dépend de critères très personnels. Poids de la chaussure, hauteur du drop, format de la chaussette, avec ou sans compression, short ou cuissard, débardeur ou tee-shirt, etc, etc. Il faut avant tout se sentir bien ! Et ça tombe bien, la variété des contextes dans la prépa nous a justement offert de précieuses indications pour mieux diriger nos choix...


Marc
 Cuissard et débardeur ASICS collection automne 2015
 Chaussettes ASICS Nimbus
 Chaussures ASICS DS Racer 10
 Ceinture Jogg'up
 4 gels Fenioux
 Montre GPS GARMIN Forerunner 920XT HRM

 


Jeff
 Short et débardeur ASICS collection automne 2015
 Chaussettes ASICS invisibles
 Chaussures ASICS DS Trainer 20 ou ASICS DS Racer
 Ceinture Jogg'up
 4 gels Overstim's (On ne sait jamais si ChauChau nous lit, c’est quand-même l’égérie de la marque... )
 Pour améliorer la qualité des tissus conjonctifs : Gel de massage des laboratoires DISSOLVUROL
 Montre GPS POLAR V800


La dernière ligne droite avant le jour J


C'est simple s'il n'y avait pas eu un "Berlin" à courir ce 27 septembre, ça aurait pu être : les doigts de pied en éventail à siroter un mojito ou à crapoter un cohiba sur une chaise longue.
Mais après le traditionnel rappel de j-10 qui pourrait ressembler à un 2x5000 à allure marathon, on va quand-même tenter d'optimiser cette surcompensation. La recette on la connait. Le seul vrai bonus ce résume à deux ou trois séances de cryothérapie corps entier chez cryocare ; www.cryocare.info (ndlr : la seconde maison de Jeff).

 

 

Il nous tarde déjà d'être dans 8 jours pour connaître leur performance ! Bonne chance à tous les deux et on vous souhaite un maximum de plaisir dans votre nouvelle aventure.