Tirer le bilan de votre course. 

 

Rebondir après un marathon de printemps !

 
Que vous ayez réussi ou non votre course, il est bon de tirer un bilan objectif de votre marathon pour repartir sur de bonnes bases et vous fixer les bons objectifs pour la suite de votre saison, entre plaisir et performance. 
 
 
Votre marathon de printemps constituait votre objectif principal de cette première partie de la saison. Après un investissement personnel important dans la préparation, vous avez sans doute vécu cette course comme un accomplissement ou une déception. 
Ce n'est sans doute pas au soir même de l'épreuve, la tête encore sur le parcours et les jambes très lourdes, que vous serez le mieux pour faire un bilan objectif de votre marathon. 
 
 
Ne pas (trop) faire de bilan à chaud.
 
 
La douche, la détente et le bon repas d'après-course s'imposent d'eux-mêmes, tout comme la semaine de repos sportif quasi complet dictée par la fatigue et le bon sens. Accorder aussi à votre esprit cette pause. Ne pensez plus, ou moins, à la course à pied pendant cette semaine post marathon. Relâchez vous. Il sera temps d'analyser une fois la récupération physique et mentale bien entamée.
 
Une fois que vous avez "digéré" la course et récupéré, faire le point est établir de nouveaux objectifs s'impose afin de relancer votre motivation pour la suite de la saison. 
Bien entendu, deux cas  principaux se présentent :
 
- Vous avez réussi votre course et vous avez atteint votre objectif. 
 
Félicitations pour votre performance. Les bravos ont d'ailleurs dû fleurir autour de vous et vous vous sentez comblé. 
Si tout s'est bien déroulé, votre motivation est sans doute à son comble et la récupération est facilitée par cette jolie course et ce moral au top. 
Néanmoins, rebondir après un objectif réussi n'est pas forcément si facile. 
D'une part, même si la motivation après ces progrès validés est forte, le relâchement après une longue préparation réussie est naturel. Vous allez ainsi sans doute vous accorder quelques semaines un peu moins strictes et repartir sur des objectifs plus ludiques dans un premier temps. 
 
  • Selon votre profil et vos objectifs à long terme, vous pourrez tout à fait mettre cette période plus "cool" à profit soit pour retravailler votre vitesse en vous faisant plaisir sur des distances plus courtes, soit aller découvrir de nouvelles sensations de courses en participant sans pression a des épreuves dont vous n'avez pas l'habitude. Ce peut être aller tâter du trail ou bien vous essayer à la piste selon vos désirs. 
  • Varier les plaisirs fait souvent du bien et évite la saturation qui risque d'arriver si vous vous concentrez trop vite sur votre prochain objectif marathon. Accordez vous un début d'été davantage tourné vers d'autres découvertes avant d'entamer votre préparation pour le prochain marathon à l'automne, si toutefois c'est votre intention (louable!) de remettre le couvert dès octobre. 
 
 
-  Vous avez "raté" votre course et n'avez pas atteint votre objectif.
 
Que votre challenge fut chronométrique ou simplement de franchir la ligne d'arrivée en bonne forme, quelque chose n'a pas fonctionné. 
Vous avez dû ralentir, finir dans la souffrance ou bien même abandonner. Forcément, avec l'implication que vous aviez mis dans la préparation, c'est une déception. 
Bien entendu, après cette déconvenue acceptée, il faudra tenter d'analyser objectivement ce qui s'est passé. Si votre préparation n'a pas été optimale, que vous n'avez pas pu suivre votre plan d'entraînement, c'est sans doute que vous avez surestimé vos disponibilités. Si vous êtes arrivés trop fatigués, c'est sans doute aussi que vous n'avez pas suffisamment pris en compte le reste de votre vie, ou bien tout simplement que vous avez été trop exigeant avec vous-même, trop ambitieux aussi dans votre préparation.
  • Certains signaux, que vous n'avez pas assez écoutés, vous l'avez sans doute indiqué : douleurs musculaires, tendineuses, fatigue ou même simplement une difficulté à tenir les chronos fixés lors de vos séances clés. 
  • Néanmoins, il se peut aussi que tous les signaux étaient au vert et que l'entraînement se soit bien déroulé, que vous ayiez simplement raté la course le jour J. Même si on est jamais à l'abri d'un "jour sans", cela peut aussi d'expliquer souvent par une mauvaise approche psychologique de l'épreuve. C'est souvent le cas de coureurs novices et surtout anxieux. Vous vous êtes peut-être mis trop de pression et vous avez "craqué dans la tête". 
 
Dans tous les cas, que votre échec soit du à une défaillance physique ou mentale, il faudra dégager de votre analyse ce qui a "cloché" dans votre approche globale, tant à l'entraînement qu'en dehors. Ainsi, vous travaillerez ces points lors de votre prochaine préparation spécifique marathon afin de ne plus faire les mêmes erreurs et de mieux réussir. 
Vous devez aussi envisager de revoir dans un premier temps à la baisse votre objectif de chrono car si vraiment vous étiez loin du compte il était peut-être trop optimiste. 
 
Enfin, accordez vous, comme dans le cas d'une réussite, un peu de temps avant de repartir sur un projet marathon. Cet été, testez d'autres courses, allez chercher de nouvelles sensations, sans pression inutile. 
Si vraiment vous voulez courir un marathon pour "laver l'affront" avant même cet automne, alors faites-le dans un esprit purement récréatif et pour profiter de la distance mais sans vous lancer dans une préparation trop contraignante ni avec des ambitions sportives trop élevée. 
Il sera temps, dans tous les cas, de repenser sérieusement au marathon à l'automne ou même au printemps prochain. C'est une distance exigeante et particulière pour ceux qui veulent y briller, à quelque niveau que ce soit.