Le circuit d’une chaussure dans la Boutique Marathon.



La Boutique Marathon, c'est 37 ans d'histoire et de passion pour la course à pied, un vrai musée privé.

 

Si vous lisez ces lignes, c’est sans doute que vous connaissez la Boutique Marathon ou que vous avez l’intention d’y passer un jour. Vous voyez sans doute le vaste rayonnage proposant le produit phare : les chaussures. Mais que se passe-t-il à l’envers du décor ? Suivez-nous pour une visite guidée des réserves du magasin, à la découverte du circuit effectué par une chaussure, de la commande à la vente.

 

 

Des commandes par saison.

 

Nous allons nous laisser guider, pour cette visite des réserves et des coins hors des regards du magasin, par une chaussure. Appelons la Gertrude. Enfin, bien sûr, elle ne se distingue guère de sa sœur Alphonsine, avec laquelle elle partage sa boîte. Elles sont toutes deux, bien entendu, des chaussures de course à pied. Nous tairons ici leur marque. Gertrude est la chaussure droite.

 

Le passage de Gertrude et sa sœur à la Boutique Marathon commence par un voyage en camion de livraison. Elles ont été commandées, comme toutes leurs congénères de la même marque et du même modèle il y a six mois, lors des commandes de la saison automne/hiver. Ainsi, comme pour les collections de haute-couture, les modèles de chaussures évoluent (parfois simplement un changement de coloris) tous les six mois. En boutique, on fait une pré-commande sur la saison à venir, que l’on cadence pour être livré en fonction de l’évolution des stocks et que l’on réévalue si besoin au bout d’un moment, si l’on constate qu’un modèle se vend vraiment bien ou si au contraire certaines pointures restent trop nombreuses en stock. Car bien sûr, même si l’espace de stockage permet une certaine réserve, l’idée est de vendre au maximum la collection en cours pour ne pas se retrouver avec trop d’invendus à la fin de la saison, d’où ce souci constant des livraisons en fonction du stock.
“Nous étions contentes d’arriver, témoigne Gertrude, le transport est bien long et dans le camion, ça secoue!” “D’autant plus que depuis notre fabrication, on a été bien trimballées” enchérit sa soeur de gauche.

 

Les coulisses, avec le stock principal de chaussures.

 

 

Direction le sous-sol

 

Elles se retrouvent toutes deux, dans leur boîte et leur carton au sous-sol du magasin, en compagnie de toutes les chaussures du même modèle qui viennent d’être livrées. Cette réserve, qui abrite le stock principal, les clients ne la voient bien entendu pas. Gertrude et sa soeur ne resteront pas longtemps ainsi : “on nous a vite sorti du carton, expliquent elles en chœur, puis on nous a manipulé, sorti de la boîte pour vérifier si on correspondait bien à la commande et rangé sur une étagère”. Un emplacement qui correspond bien sûr à leur marque, leur modèle et leur pointure. “Bon, ce n’est pas non plus rangé de façon hyper scientifique mais les employés s’y retrouvent, c’est l’essentiel” persifle Gertrude.

 

 

Direction le premier étage

 

De toute façon, les deux jumelles ne vont pas rester là bien longtemps : au bout de quelques jours, un des membres de l’équipe les ressort de leur torpeur : on remonte les escaliers. “On pensait qu’on avait trouvé preneur et on était tout excitées d’aller courir” explique Gertrude, décidément la plus bavarde. Mais non, pour l’instant, elles intègrent la réserve du haut du magasin : un bon échantillonnage des chaussures disponibles en rayon y sont présentes, pour satisfaire facilement les clients sans avoir à descendre systématiquement au sous-sol pour aller chercher la bonne pointure. Quand une pointure d’un modèle n’y est plus présente, on descend donc à la réserve générale pour combler ce vide en haut. C’est ainsi que les deux frangines se retrouvent ici. L’antichambre de la vente!

 

Puis à la caisse!

 

Elles ne vont pas restée longtemps dans cette seconde réserve. Un client, une discussion et les conseils avisés du vendeur qui lui présente sur le linéaire une de leurs semblables, exposée là. Gertrude et sa sœur sont à la bonne taille. Allez, on les sort de l’étagère puis du carton.

 

Laurent, responsable du rayon chaussures
 

“On nous a alors mis en concurrence avec deux autres paires de chaussures, présentant soit disant les mêmes caractéristiques que nous et convenant pour le même usage… Mais nous étions confiantes! “ se souvient Gertrude. Car c'est ainsi à la Boutique Marathon : chaque client, au vu de son gabarit, son pied et sa pratique, se voit proposer de tester au moins trois paires. Qu'il peut aller ainsi étrenner dans la rue. “C’était chouette de se retrouver dehors! “ se rappellent les deux frangines.

 


Passage en caisse, et enfin, Gertrude et sa soeur pourront se dégourdir les semelles.

 

C’était leur chance : le client est conquis, et c’est retour dans le carton pour un passage en caisse. “On va enfin pouvoir courir !” se réjouissent les deux sœurs en quittant la Boutique Marathon, prêtes à vivre leur vie de chaussures de Running. D’autres viendront les remplacer dans les réserves du magasin…