#breaking2 : 1ère partie

 

 

Ca y est, le projet mené par Nike pour tenter de briser la barrière des deux heures au marathon a touché à sa fin, mais pas totalement à son but. Bien qu'au final ce fût une belle réussite, pour la marque tout d'abord qui a créé un buzz exceptionnel, pour les athlètes ensuite qui ont été mis en lumière et pour le futur de cette discipline, n'en déplaise aux plus sceptiques.

 

Rien est laissé au hasard.

 

 

Organisé par la firme américaine dans le secret le plus total, le projet a été dévoilé au grand public en début d'année pour le printemps 2017. Quant au lieu, ce sera sur le circuit automobile emblématique de Monza, réputé pour être l'un les plus rapides du monde. Une boucle de 2,4km tracée sur le circuit, sur une portion totalement plate, à parcourir 17,5 fois pour atteindre la distance exacte de 42,195km. Pour la date définitive, il faudra attendre le dernier moment, pour s'adapter aux aléas de la météo. Dans un premier temps annoncé dans la nuit du 6 au 7 mai ou du 7 au 8 mai, c'est finalement 48h avant que l'heure définitive est fixée : ce sera le 6 mai 2017 à 5h45. De la pluie étant prévue dans l'après midi du 6 mai jusqu'au 7 mai et une températures trop élevée dans la nuit du 7 au 8 mai. Et rien à voir avec les questions de retransmission TV ni de décallage horaire avec Portland comme j'ai pu le lire sur les réseaux sociaux !

 

Un break qui ne se refuse pas !

 

 

Invité par Nike pour assister à cet événement, en compagnie d'une poignée d'influenceur et de revendeur venu du monde entier, je me suis rendu à Milan le vendredi 5 mai. Accueil privilégié à l'aéroport de Milan Linate où un chauffeur privé m'attendait. J'ai rejoins quelques uns des revendeurs européens arrivés avant moi à la terrasse d'un restaurant en plein cœur de Milan. Le repas terminé, je suis le mouvement pour me rendre dans les bureaux de Nike Italie. De suite, je me retrouve dans l'ambiance : une customisation des pièces sur le thème du week-end. Je rentre sans m'en rendre compte dans une bulle et à partir de cet instant, je vit au rythme du breaking2.

 

Présentation du projet et des chaussures conçues spécifiquement pour celui-ci, je bois les paroles du chef de produit venu spécifiquement des US pour nous parler de la Vaporfly Elite, de la Vaporfly 4%, de la Zoom Fly et de la Pegasus 34. Une seule envie me vient à l'esprit : les enfiler et les essayer, bien que je ne cours plus beaucoup depuis quelque temps. Mais qui résisterait à cette opprotunité ? De toute façon, ce n'était pas prévu à cet instant.

 

 

Direction le Breaking2 together.

 

 

A la fin de la formation et à l'issue d'un petit temps libre, direction la Piazza del Duomo, ornée de la magnifique et imposante cathédrale. Sur place, beaucoup de monde pour la mise en bouche qui consiste à relevé un défi de circonstance : parcourir un marathon en relais en moins de 2h. Et c'est un peu plus de 200 runners, composés en majorité des VIP invités et des membres du Nike Running Club local, qui vont s'élancer sur une piste  de 40m mise en place, et un départ donnée par Carl Lewis et Kevin Hart ainsi que quelques ambassadeurs de Nike dont Paulo Maldini, l'ex-footballeur.

Pour l'occasion, j'ai pu chausser les Pegasus 34 mise à notre disposition et amener  ma pierre à l'édifice en faisant 5 relais au lieu de 3 prévu initialement. Mais vous le savez, quand on aime...

 

 

Au final, je ne sais pas si le défi a été relevé mais à voir l'ambiance et le sourire sur les visages de toutes les personnes présentes, c'était vraiment réussi.

 

Arrivée au Nike Camp.


 

Fin de soirée, après un repas sur la place, il était temps de prendre la direction de Monza pour découvrir le lieu où nous allions séjourner. 30 minutes de bus plus tard, nous voici sur un terrain de camping, en bordure du circuit automobile. Un espace privatisé sur le camp délimité par de grandes barrières aux couleurs du #breaking2. Une estrade, un espace de restauration en plein air, des yourtes, il ne fait aucun doute que ce séjour va rester inoubliable. 1H00 du matin, il est temps d'aller regagner sa tente, partagée pour l'occasion avec Matthieu, alias Frenchfuel. Couché vers 1h30, la nuit sera courte avec un réveil prévu à 3h40 !

 

Encadré 1 :

 

Breaking2 : l’art du Story telling par Nike.

 

On peut voir la tentative de courir la distance du marathon orchestrée par Nike sous différents angles. De l’émoi du sportif inquiet de l'honnêteté d’une telle démarche tant la performance semble monstrueuse à l’admiration. Mais en tous cas, on ne peut que saluer une opération marketing et communication parfaitement menée.

 

La plupart des très grandes marques s'intéressent depuis quelques saisons à cette barrière des deux heures au marathon. Avec un record du monde qui ne cesse de descendre (après avoir stagné pendant dix ans, de 1988 à 1998 !) et de se rapprocher de cette marque, ce qui semblait tout à fait impossible il y a peu est devenu envisageable.

Des projets ont donc commencé à se mettre en place autour d’athlètes de pointe pour venir battre les deux heures, aussi farfelu que cela pouvait encore paraître. C’est d’abord le professeur anglais Yannis Pitsiliadis qui allait créer “Sub2” autour de son écurie d’athlètes (qui compte notamment le néo-zélandais Zane Robertson ) et Kenenisa Bekele.

Adidas a également annoncé s’intéresser à la technologie et à l’entraînement à mettre en place pour amener le premier athlète sous les deux heures.

 

L’art du suspens

 

Toutefois, et c’est là que Nike a fait la différence, ces projets pensaient pouvoir amener un coureur sous les deux heures lors d’une course officielle. La firme de l’Oregon a fait preuve de plus d’originalité. La construction de son projet, baptisé “Breaking 2” est à la fois visionnaire et pragmatique. Plutôt que d’espérer voir un athlète bénéficier sur une course de conditions parfaites, ce qui est très aléatoire, autant les créer de toutes pièces.

L’analyse de Nike, et c’est très bien vu, réside dans la difficulté extrême de s’approcher de ces deux heures. Il faut donc, outre un coureur au top et parfaitement préparé, un parcours très favorable et des conditions de course exceptionnelle : une voiture ouvreuse, une foule de lièvres qui se relayent pour soutenir et encourager l’athlète, une température idéale. Seule cette mise en scène pouvait permettre de battre assez largement le record du monde pour accomplir une performance toute proche des 2 heures.

C’était très bien vu et le buzz, après cette performance qui même non officielle fera date, est immense.

 

Maîtrise parfaite de la communication

 

La maîtrise parfaite de la communication de Nike s’est encore illustré à merveille dans la construction d’un récit, d’un Story telling plus qu’efficace pour faire monter le suspens: on révèle d'abord l’idée générale d’amener un coureur vers les deux heures, puis le programme bâti autour de trois athlètes, puis la chaussure, puis le circuit. On tient secret ou presque la date de la tentative, on alimente le buzz par la diffusion d’un semi-marathon test… du grand art.

Dans la course aux deux heures, si Nike n’est pas encore la première marque à avoir emmené un coureur sous cette barrière mythique, elle a en revanche pris une large avance sur la concurrence en terme de visibilité. Et marqué durablement les esprits.

 

Découvrez la 2ème partie de de notre CR sur le Breaking 2 en cliquant ici.